Expertise France, coopération technique publique
Expertise France. La Base d'Adressage Numérique Ouverte du Cameroun (BANOC) livrée en production, puis la Smart City, sources comprises
Quand le SaaS du marché ne suffit pas, on construit l'outil métier, on le livre en production, on transfère les sources.

100%Uptime, disponibilité de la plateforme sur la durée de l'opérationChiffre mesuré sur la mission.
Ce qu'il fallait résoudre pour Expertise France, et ce qui a changé.
- Le besoin
- Doter le Cameroun d'une infrastructure numérique d'adressage souveraine (BANOC) et d'une plateforme Smart City pour ses agglomérations, dans le cadre du programme de Plateforme Urbaine au Cameroun (PUC). Deux composantes sans équivalent SaaS et que l'institution voulait piloter de bout en bout, sources et hébergement compris.
- La réponse
- Développement sur-mesure, CTO externalisé. Offres : Développement de logiciel sur mesure, CTO externalisé.
- Le résultat
- BANOC livrée en production : Base d'Adressage Numérique Ouverte du Cameroun, infrastructure de référence pour l'adressage. Plateforme Smart City Cameroun construite, en cours de livraison, dans le cadre global de la Plateforme Urbaine au Cameroun. Un chef de projet et deux développeurs locaux camerounais recrutés et formés sur le projet. Sources transmises pour auto-hébergement. Souveraineté des outils, des données et des compétences garantie.
Résultats relevés
- Mise en production
- Terrain
- Déployée sur le projet pilote, ouverte aux contributeurs locaux
- Propriété du code
- 100% client
- Sources, accès, hébergement à son nom
- Équipe locale formée
- 1 CP + 2 devs
- Chef de projet et développeurs camerounais recrutés et montés en compétence sur la mission
- Uptime
- 100%
- Disponibilité de la plateforme sur la durée de l'opération
- Mesuré
Niveau de preuve de cette fiche : chiffre mesuré, client nommé.
Le contexte
Expertise France est l’agence française de coopération technique. Dans le cadre du programme de Plateforme Urbaine au Cameroun (PUC), l’institution pilotait deux composantes structurantes pour le pays. Aucune n’avait d’équivalent disponible sur le marché du SaaS, et pour les deux, la maîtrise du code et de l’hébergement par le Cameroun était une exigence non négociable.
La BANOC d’abord. La Base d’Adressage Numérique Ouverte du Cameroun est l’infrastructure qui permet d’attribuer une référence numérique à des lieux dans un pays où l’adressage classique ne couvre pas l’ensemble du territoire. Sans cette brique, ni les services publics ni les acteurs économiques ne peuvent localiser de façon fiable. La BANOC devait être la référence du pays.
La Smart City ensuite. Toujours dans le cadre du PUC, une plateforme urbaine pour outiller les agglomérations camerounaises : remontée d’information du terrain, suivi des services, agrégation pour le pilotage. Construite sur la BANOC comme socle d’adressage.
Le défi
Plusieurs contraintes simultanées sur les deux composantes. Concevoir une infrastructure qui marche en conditions réseau intermittentes (terrain urbain, péri-urbain et rural). Garantir une géolocalisation fiable sans adressage formel pré-existant. Tenir l’exigence de souveraineté : code, données et hébergement sous le pilotage de l’institution camerounaise via Expertise France, dès le premier jour.
À ça s’ajoutait une exigence de calendrier. Le programme avait une fenêtre d’action courte. Pas le temps d’un cycle de spécification long, et aucune marge pour livrer une preuve de concept qui ne tiendrait pas en production.
Ce qu’on a fait
On est entrés directement en phase de construction sur la BANOC, avec un cadrage léger en parallèle. Mode bootstrap par le résultat, pas par la documentation. Architecture pensée pour le offline-first : l’utilisateur sur le terrain enregistre ses contributions localement, elles remontent quand la connexion revient. Géocodage basé sur la position GPS plus une description courte plutôt que sur un standard d’adressage. Pile open source, hébergeable indépendamment.
Pour la Smart City construite sur le socle BANOC, l’enjeu de continuité locale a pesé dans les choix d’équipe. On a recruté un chef de projet et deux développeurs camerounais sur place et on les a formés sur le projet, en binôme avec notre équipe. Ils ont écrit du code en production, intégré nos revues, monté en compétence sur la stack et sur la méthode. À la sortie de la mission, c’est eux qui ont pu assurer le maintien et l’évolution des deux composantes côté camerounais.
Sources livrées avec un guide d’auto-hébergement pour que l’institution camerounaise et Expertise France gardent la main complète sur les deux composantes. La PUC n’est pas devenue un actif Cœur du Web : c’est un actif souverain camerounais, dès le jour de la mise en service.
Ce qu’on retient
Quand un besoin n’a pas de SaaS qui le couvre proprement, on n’attend pas qu’un éditeur s’y mette. On construit. Et quand il s’agit d’une infrastructure souveraine pour un pays, on construit transmissible dès la première ligne de code, et on construit avec les gens qui devront la maintenir une fois qu’on sera partis.
La preuve qu’on a bien construit, c’est qu’un client peut reprendre la main quand il le décide. Sur ce projet, la preuve s’est jouée à deux niveaux : l’architecture qui a pu servir à la Smart City sans nouveau cycle d’engagement, et l’équipe locale qui a pris la suite sans rupture. La souveraineté du code n’a de sens que si la souveraineté des compétences suit.
Ce que votre équipe technique voudra savoir.
Le détail qu'une équipe technique demande avant de valider une intervention : d'où l'on partait, où l'on est allé, et ce qui compliquait le chemin.
- Point de départ
- Aucun outil existant. Ni la BANOC ni la Smart City Cameroun n'avaient d'équivalent SaaS. L'adressage numérique souverain d'un pays et la plateforme urbaine de ses agglomérations n'étaient pas couverts par le marché. Projets greenfield.
- Socle livré
- Backend Laravel (PHP), frontend VueJS et ReactJS pour les tableaux de bord, application mobile Flutter/Dart pour la remontée terrain, base de données Postgresql avec extension PostGIS pour la géolocalisation et le maillage administratif, hébergement cloud et serveurs dédiés sous Linux. Socle technique partagé avec la suite BougeMaVille.
- Façon de procéder
- Nouveau besoin. Construction de zéro pour la BANOC puis pour la Smart City, dans le cadre global du programme PUC (Plateforme Urbaine au Cameroun). Pas de migration depuis un système legacy.
- Volumétrie
- Couverture du Cameroun, soit une population d'environ 30 millions de personnes. BANOC posée comme infrastructure d'adressage de référence. Plateforme Smart City exploitée par les contributeurs terrain et les équipes d'Expertise France pendant la durée du programme. Équipe mobilisée : binôme Cœur du Web (Laurent et Clairmont) en pilotage et architecture, plus un chef de projet (coordination terrain, formation et déploiement) et deux développeurs locaux camerounais recrutés et formés sur le projet pour le développement et la maintenance post-livraison.
- Difficultés propres au terrain
- Robustesse en conditions réseau dégradées (terrain où la connectivité est intermittente), géolocalisation fiable sans adressage formel pré-existant (PostGIS), souveraineté du code et de l'hébergement (livraison des sources à l'institution camerounaise via Expertise France), recrutement et montée en compétence d'une équipe locale camerounaise pour assurer la continuité après la mission, cohérence entre la BANOC et la Smart City dans le cadre du programme PUC.
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