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METHODE 6 min

Cadrer un diagnostic tech en deux à cinq jours : la méthode jour par jour

Notre méthode pour cadrer un projet tech en deux à cinq jours et produire une feuille de route exploitable. Le contenu réel du livrable, les questions qu'on pose, et ce qu'on ne fait pas.

Par Laurent Tulpan

Quand un client signe une feuille de route stratégique chez nous, il a deux à cinq jours pour repartir avec un livrable exploitable. C’est court, c’est tenu, et c’est rémunéré (2 à 3 k€ HT) justement parce que c’est borné, et déduit du forfait suivant si la mission continue. Cet article décrit ce qu’on regarde, dans quel ordre, et ce qu’on livre.

Le périmètre du diagnostic

Un diagnostic Cœur du Web ne couvre pas tout. Il couvre un domaine précis : la modernisation d’un système métier, la préparation d’une migration, l’évaluation d’un projet IA à lancer, la reprise d’un dossier qui a mal tourné. Pas un audit général de votre entreprise.

Le périmètre se cale en début de mission, avec un email de cadrage de quelques lignes. Une fois qu’on est d’accord, on démarre.

Jour 1 : entretiens

On rencontre trois à cinq personnes :

  • Le sponsor (dirigeant ou DSI selon le contexte) : pour comprendre l’enjeu business, le calendrier souhaité, et les contraintes politiques.
  • Un à deux opérationnels : pour entendre ce que les outils provoquent au quotidien, les contournements, les frustrations.
  • Le responsable technique en place (interne ou prestataire actuel) : pour comprendre la stack telle qu’elle est, les choix faits, les limites identifiées.
  • Si pertinent, un référent métier : pour valider les règles de gestion implicites qui ne sont nulle part documentées.

Chaque entretien dure 30 à 45 minutes. Pas plus. Au-delà, on tourne en rond.

Jour 2 : exploration technique

On regarde la stack, les outils, les intégrations. Concrètement :

  • accès lecture aux systèmes principaux (ERP, CRM, plateforme métier)
  • revue des intégrations entre systèmes (souvent là que se cachent les pièges)
  • consultation des journaux d’incidents des 12 derniers mois
  • examen des contrats avec les éditeurs et fournisseurs en cours
  • check rapide de la sécurité (backups, accès, mises à jour)

L’objectif n’est pas d’auditer en profondeur. C’est de comprendre la photographie réelle, pas la photographie déclarée. La différence entre les deux est souvent plus instructive que chacune des deux séparément.

Jour 3 : analyse et options

On modélise ce qu’on a compris. Trois livrables intermédiaires :

Cartographie. Diagramme à plat des systèmes et de leurs liens. Souvent la première fois que les équipes voient ça posé clairement.

Liste des risques. Risques techniques (sécurité, continuité, perte de données), risques organisationnels (mono-prestataire, mono-compétence interne), risques calendaires (éditeurs qui changent leurs tarifs, technologies en fin de support).

Options. Plusieurs scénarios possibles pour traiter le sujet : ne rien faire, scénario minimal, scénario complet, alternatives à coût élevé / coût modéré / coût faible. Chacun avec son périmètre, son calendrier, son chiffrage.

Jour 4 : chiffrage et plan d’action

On affine le scénario qui paraît le mieux adapté au contexte. Concrètement :

  • périmètre fermé qui sera livré
  • séquence en vagues
  • chiffrage honnête avec hypothèses
  • compétences nécessaires (internes et externes)
  • calendrier et jalons

C’est ce qui sera dans le rapport final. Pas un brouillon : un document qui peut être présenté à un comité de direction et utilisé pour une consultation.

Jour 5 : restitution

Une réunion d’une heure avec le sponsor et son équipe rapprochée. Présentation du rapport, discussion des choix, identification des points qui demandent une décision interne avant d’avancer.

Le rapport est livré en PDF et en présentation, avec les sources éditables si vous voulez réutiliser. Le livrable vous appartient. Vous pouvez le présenter à un autre prestataire si vous décidez de ne pas continuer avec nous.

Ce qu’on ne fait pas dans un diagnostic

Pour être clair :

Pas de code écrit. Cinq jours ne suffisent pas pour cadrer ET livrer. On cadre.

Pas de POC. Le POC est une mission séparée, après le diagnostic, si ça fait sens.

Pas de prospection commerciale déguisée. Si le diagnostic révèle que vous ne devriez pas faire ce projet, on le dit. Si le bon prestataire pour la suite n’est pas nous, on le dit aussi.

Pas de suivi gratuit après la restitution. Le diagnostic se termine à la restitution. Si vous voulez nous solliciter un mois plus tard, c’est une nouvelle prestation. À ne pas confondre avec la garantie de trente jours de nos missions au forfait, qui couvre les questions de passation sur ce qu’on a construit : un diagnostic ne construit rien, il produit un document qui vous appartient et se lit sans nous.

Pourquoi c’est rémunéré

Un diagnostic coûte. Si on le fait gratuitement, on bâcle, on flatte, on pousse vers ce qui nous arrange. Si on le fait au juste prix, on prend le temps de comprendre, et le livrable est utilisable indépendamment de nous.

C’est aussi pour ça que le coût du diagnostic est déduit du forfait suivant si vous décidez de continuer avec nous sous 30 jours. Ce n’est pas un piège : c’est la logique économique du diagnostic comme point d’entrée à une mission plus large.

La suite habituelle

La majorité des diagnostics qu’on mène se prolongent par une mission au forfait avec nous (CTO externalisé, Pôle IA externalisé, ou développement sur-mesure). Les autres sont allés vers un autre prestataire ou ont décidé de ne rien faire dans l’immédiat.

Dans tous les cas, le client est reparti avec une feuille de route exploitable, pas avec un argumentaire commercial.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

On répond sans détour.

  • Que contient concrètement le livrable d'un diagnostic technique court ?

    Quatre éléments exploitables tels quels. Une cartographie à plat des systèmes et de leurs liens, souvent la première fois que les équipes la voient posée clairement. Une liste de risques séparant le technique, l'organisationnel et le calendaire. Plusieurs scénarios chiffrés, dont celui de ne rien faire. Et un plan d'action séquencé en vagues, avec les compétences nécessaires. Le document est livré avec ses sources éditables et vous appartient, y compris si vous consultez ailleurs ensuite.

  • Pourquoi un diagnostic est-il payant alors que d'autres proposent un audit gratuit ?

    Parce qu'un diagnostic gratuit se bâcle, flatte, et pousse vers ce qui arrange celui qui l'offre. Un diagnostic rémunéré permet de prendre le temps de comprendre, et surtout d'écrire des conclusions qui ne servent pas le vendeur, y compris celle de ne pas lancer le projet. Le coût est déduit du forfait suivant en cas de suite, ce qui en fait un point d'entrée et non un péage.

  • Qui faut-il rendre disponible pendant un diagnostic ?

    Trois à cinq personnes, sur des créneaux de trente à quarante-cinq minutes chacun. Le sponsor, dirigeant ou responsable informatique, pour l'enjeu et les contraintes. Un ou deux opérationnels, pour entendre ce que les outils provoquent au quotidien et les contournements en place. Le responsable technique actuel, interne ou prestataire, pour la réalité de l'architecture. Et si le sujet le demande, un référent métier pour les règles de gestion que personne n'a documentées.

  • Un diagnostic peut-il conclure qu'il ne faut pas faire le projet ?

    Oui, et cela arrive. L'exercice compare la photographie réelle du système à la photographie déclarée, et l'écart entre les deux est souvent plus instructif que chacune séparément. Il révèle parfois que le problème n'est pas technique mais organisationnel, ou que le calendrier envisagé n'est pas tenable. Une conclusion négative écrite noir sur blanc vous fait économiser bien plus que le coût du diagnostic.

On en parle

Vous voulez tester notre méthode ? Feuille de route à 2 à 3 k€ HT.

Deux à cinq jours pour cadrer une décision tech. Livrable exploitable même sans suite. Déduit si vous continuez avec nous.